Petite histoire d’un Barreau millénaire

Toulouse, terre de Droit

Le Barreau de Toulouse est l’un des plus anciens de France. Le poète latin Ausone en vante, dès le IVème siècle, les mérites.

Mais il faudra attendre réellement le XIVème siècle pour qu’apparaissent, à Toulouse, les premiers éléments d’une organisation professionnelle, soit près d’un siècle avant la création du Parlement du Languedoc en 1444.

Le Barreau de Toulouse traverse l’Ancien Régime à l’ombre du Parlement en maintenant à " la barre comme à la ville, la permanence du droit et de la justice qui sont au coeur de l’histoire de Toulouse ".

Toulouse, terre d’indépendance

Supprimés par la Révolution, les Ordres des Avocats sont rétablis sans enthousiasme par Napoléon Ier, le 14 décembre 1810.

Très vite, le Barreau de Toulouse se réorganise et met en place des institutions modèles qui perdurent jusqu’à nos jours (bibliothèque, Conférence du Stage, élection du Bâtonnier, etc...).

A partie de 1820, des personnalités, telles Romiguières ou Lasalle, insufflent un esprit novateur à cette vénérable profession. Grâce à ces hommes d’exception, les avocats toulousains entrent de plain-pied dans le monde moderne.

Le Bâtonnier Romiguières, porté en triomphe par ses pairs lors de son élection, est, alors, le plus représentatif des avocats toulousains. Son fier esprit d’indépendance face au pouvoir central, sa rigueur professionnelle, son talent, en font un modèle pour tous. Aujourd’hui, encore, son nom symbolise la liberté, la probité, la force dynamique et la morale d’une profession qui est et se veut, d’abord, au service des autres.

Toulouse, terre de sérénité

Cet apport d’idées nouvelles, cet intérêt pour toutes les grandes causes, cette implication dans la vie quotidienne, toujours si vivants au sein du Barreau de Toulouse, ont permis à ses membres d’affonter les nombreuses mutations qui jalonnent la profession d’avocat. De prévoir et même de devancer les changements structurels dont elle fut souvent l’objet.

Ainsi, en 1992, quand la fusion des Conseils juridiques et des avocats devint une réalité, cette réforme fut acceptée avec sérénité. L’histoire millénaire du Barreau de Toulouse n’avait-elle pas enseigné à ses membres que " seuls les bâtisseurs d’avenir possèdent la clé du passé ".