Questionnaire envoyé aux avocats des promotions 2007-2012

Interprétation Du Questionnaire

questionnaire-avocatsLa Commission Jeune Barreau a analysé pour vous les résultats du questionnaire adressé ce semestre aux jeunes confrères des promotions 2007 à 2012.
Il en résulte que, sans surprise, 86 % des jeunes avocats exercent en tant qu’avocat collaborateur libéral. Une infime part (2%) sont salariés au sein d’un cabinet. Une proportion de 15 % est déjà installée, soit en exercice individuel (9%) soit sous forme sociétale (6%).Les trois quarts des jeunes collaborateurs travaillent au sein du même cabinet depuis leur prestation de serment. 15 % entendent néanmoins en partir, au motif principalement avancé de l’incompatibilité d’humeur…Trouver une collaboration est perçue comme une tâche ardue, sans pour autant que la grande majorité des jeunes confrères ait à attendre plus d’un mois avant de trouver une nouvelle place. Ce constat interroge sur l’opportunité du dispositif « perte de collaboration », pourtant connu du jeune barreau, seuls 12% des avocats de moins de 5 ans d’exercice étant restés sans collaboration pour une durée supérieure à trois mois.Plus de deux tiers des jeunes confrères ont bénéficié d’une augmentation au cours de leur collaboration, 69 % percevant entre 2000 € et 2500 € à titre de rétrocession d’honoraires mensuelle, 24% au delà de 2500 €. 16 % perçoivent en sus un intéressement.Alors que la majorité d’entre eux ne disposent pas encore de la clé RPVA, 65 % des jeunes avocats arrivent à s’organiser pour développer leur clientèle personnelle et 32 % peuvent assurer l’ensemble de leur permanence.Le manque de temps, le trop important volume de dossiers à traiter pour le cabinet ou encore la difficulté à avoir des contacts clients ralentissent ce développement et sont un obstacle à la bonne tenue des permanences (28 %).

A ce titre, très peu de jeunes confrères seraient prêts à assurer une permanence « renvoi » à titre gratuit.

Plus de deux tiers (71%) des jeunes confrères rencontrent des difficultés dans l’exercice de la profession. Ces dernières concernent principalement la tenue de la comptabilité, la facturation des dossiers personnels ou encore le règlement des honoraires notamment suite aux permanences.

Le fonctionnement de l’aide juridictionnelle est en revanche bien connu des jeunes avocats.
Les démarches au Palais et les relations avec les confrères représentent respectivement 10 % et 8 % de ces difficultés alors que les règles déontologiques, les relations avec les magistrats, l’accès à la documentation ou entre l’exercice des permanences n’occupent qu’une infime partie (respectivement 2 et 3%).

On constate que l’esprit « promo » survit à l’examen du CAPA puisque c’est essentiellement vers eux que se tournent les jeunes confrères pour trouver des solutions. C’est ensuite auprès des collaborateurs travaillant au sein du même cabinet ou encore à leur « boss » que les jeunes avocats tentent d’obtenir une réponse ou encore auprès de l’Ordre (14%).

Le référent de l’Ordre ou encore les représentants du Jeune Barreau ne remportent respectivement que 3% et 1 % des votes… peut-être existe-t-il un problème de visibilité ?
La majorité des jeunes avocats s’est déplacée pour voter tant aux élections du Conseil de l’Ordre que des représentants du Jeune barreau. C’est le manque de temps ou d’intérêt qui explique principalement l’abstention des autres.

De même, en dépit des problèmes rencontrés quant à la réception des courriels provenant de l’Ordre – essentiellement pour ceux disposant d’un compte gmail – le bulletin du barreau est lu par 85 % des jeunes avocats.

A l’instar du dispositif « perte de collaboration », la souscription d’un contrat de prévoyance de groupe est connue même si 39% ont également souscrit un contrat à titre personnel.

Les jeunes confrères sont majoritairement informés du nom des représentants du Jeune Barreau de leur promotion et de leur rôle. Le guide du Jeune Barreau est en possession de 60% d’entre eux et 96 % trouvent son contenu de satisfaisant à très satisfaisant.

Il ressort que les jeunes confrères attendent de la Commission Jeune Barreau qu’elle soit le relais avec l’Ordre et les confrères recrutant des collaborateurs afin que leur droit à développer une clientèle personnelle soit respecté ou encore que la rémunération minimale soit en adéquation avec le temps passé.

Il est également souligné que les jeunes confrères, avocats conseils ou devenus avocat grâce à une passerelle ne se sentent pas totalement aidés ou représentés à l’instar des avocats conseils.

Comme une grande majorité le souhaite, la Commission Jeune Barreau va tenter de mettre en place des commissions ouvertes ou réunions d’information sur les sujets qui préoccupent la jeune génération d’avocat afin d’apporter des réponses et/ou des réflexions sur les interrogations du quotidien et ce, notamment par le biais d’une permanence mensuelle.

Dans la même lignée, les chapitres du guide du Jeune Barreau relatifs à la comptabilité et aux permanences vont être complétés et détaillés. De même, un point quant aux différents dispositifs souscrits par l’Ordre dans l’intérêt de l’ensemble du barreau sera fait.

Merci à tous ceux qui ont participé à ce questionnaire, nous mettrons tout en œuvre pour répondre au mieux aux attentes du Jeune Barreau.
Les résultats du questionnaire sont consultables en cliquant sur le lien suivant :
bouton_pdfRésultats au questionnaire


*Questionnaire soumis à 351 confrères (promos 2012 à 2007), 118 réponses recensées.
La Commission Jeune Barreau.