La Conférence hors les murs - Un concours d'éloquence en prison

Faire entrer l’éloquence en prison : c’est l’ambition de la Conférence Hors les Murs, un concours inédit organisé au sein du Centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, animé par la Conférence du Barreau de Toulouse et soutenu par l’Ordre des avocats du Barreau de Toulouse.

De mai à octobre 2026, des personnes détenues volontaires participeront à des ateliers d’éloquence, animés par des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence. Prise de parole, argumentation, construction d’un discours, et capacité à convaincre : les participants seront accompagnés pendant plusieurs mois pour développer leur expression et leur confiance en soi.

Si l'éloquence est au cœur du projet, l'ambition du concours va bien au-delà. À travers ces ateliers, les participants disposent d’un espace d’expression et d’échange, propice au développement de la créativité et de la confiance en soi. Des compétences essentielles qui aident à la réinsertion sociale et professionnelle, tout en constituant un véritable levier de reconstruction personnelle. Puisque "l'éloquence n'est pas réservée uniquement aux avocats ou aux personnalités politiques", des mots de Maître LEROUX, ancienne Secrétaire de la Conférence.

 

Un accompagnement sur plusieurs mois

Après une première phase de préparation, les candidats choisiront l’un des dix sujets proposés, parmi lesquels : "La parole est-elle la première des libertés ?", "Toute vérité est-elle bonne à dire ?" ou encore "Faut-il toujours avoir le dernier mot ?".

La grande finale du concours, durant laquelle chaque candidat disposera alors de cinq minutes pour défendre son sujet devant le jury, aura lieu le 28 octobre 2026. Trois lauréats seront récompensés.

A travers cette initiative, les avocats de la Conférence et le Barreau de Toulouse entendent également créer un dialogue entre le milieu carcéral et la société extérieure, et donner à voir une autre réalité de la prison. En mettant en lumière l'engagement et le travail des détenus, elle invite à porter un regard différent, plus humain, rappelant que la peine s'inscrit avant tout dans une dynamique de réinsertion.